Randonnée et expérience sonore glaciaire
Une invitation à marcher et à écouter les sons du glacier d’Aletsch
ÉCHAPPÉES vous invite à vivre une randonnée sonore au contact du glacier d’Aletsch. Nous nous mettrons à l’écoute de ses craquements, ruissellements, gémissements, bulles à l’aide de microphone (hydrophone, parabole) pour élargir nos perceptions sonores de ce monde en transformation. Dans ces moments hors du temps, nous nous relierons au glacier qui s’en va, traversées par le flot ruisselant de la glace qui fond, qui craque et qui coule.
Nous commencerons la randonnée à Fischeralp puis nous monterons en direction de Tälligrat où nous emprunterons l’impressionnant tunnel pour surgir à proximité de la Glestcherstube. Puis nous longerons des marais et le lac Märjelen pour enfin descendre le long de la rivière sur les roches moutonnées de gneiss qui qui nous méneront à 2200mètres à la hauteur du glacier d’Alestch et d’une magnifique voute. Là, dans ce décor de glace et d’eau, au pied du glacier, en silence, nous nous plongerons dans son écoute. Battements, brisures, fracas et aussi crépitements doux dans nos oreilles. On sit souvent qu’écoute mieux qu’on ne voit dans les mondes glacés. Sur le chemin, du retour, nous nous arrêterons au Lac Märjelen pour nous mettre à l’écoute de ses sonorités.
La randonnée sera guidée par l’accompagnatrice en montagne et passeuse de sons Virginie Thurre. Pour votre information, nous ne marcherons par sur le glacier mais nous l’approcherons de très près, à une distance qui permet d’être dans une bonne écoute et de vivre un voyage sensible.
| TEMPS DE MARCHE | DISTANCE | DÉNIVELÉ | ALTITUDE DE DÉPART | POINT CULMINANT |
|---|---|---|---|---|
| 3h30 | 11 km | + 423 m – 423 m |
2’215m | 2’335m |
« Rendre leurs voix aux montagnes et aux glaciers, ce n’est pas les doter à nouveau d’une « âme » ou d’une « personnalité » qu’ils auraient perdue dans le grand mouvement de rationnalisation du regard humain; c’est leur restituer leurs principes d’animation, qiu ne se trouvent « en eux » pas plus qu’ils ne sont « en nous » mais dans la constellation formée par nos relations. »‘
Nastassja Martin, anthropologue, L’amont des sources